Amarrage est une ASBL qui accueille chaque année une centaine de jeunes en situation socio-familiale difficile et les aide à tisser des liens avec leur environnement. Elle multiplie les initiatives et développe les projets afin de venir en aide à ces enfants et adolescents en difficulté familiale et psychologique.

C’est merveilleux d’avoir des gens qui dédient leur vie à aider les autres. Et puis, quand c’est fait avec le cœur, tout de suite ça marche beaucoup mieux.

Thierry Verdeyen

Directeur général, Amarrage

 

En visite à la maison Le Colombier.

Ici, 18 enfants sont pris en charge, encadrés par 6 éducateurs et 2 garants psycho-sociaux. L’accueil au Colombier est composé d’une maison d’hébergement (enfants de 3 à 15 ans), d’une maison communautaire pour 5 ados (entre 15 et 18 ans) et d’un projet d’autonomie où les éducateurs accompagnent des jeunes (à partir de 17 ans) directement dans leur lieu de vie. La pédagogie de cette maison c’est d’apprendre aux jeunes à gérer leur liberté, chez amarrage l’attention est portée au besoin des jeunes pour développer et adapter le cadre en fonction.

Cette maison est située à 5 min de Nivelles, pour les ados hébergés ce n’est pas trop excentré. Depuis 2017, elle s’est lancée dans un projet de jardin potager. Les semis auront bientôt lieu et chaque enfant sera responsable d’une ligne de légumes.

Pour être ici, il y a une condition principale : c’est d’avoir une activité/un projet. L’objectif étant de re-accrocher les jeunes. Pour ceux qui n’ont pas de projet, il y a par exemple un partenariat avec un centre de jour pour personnes handicapées.

Le centre du projet c’est l’enfant. Être ici, l’accueil, la structure, ce n’est pas un but en soi.

L’objectif d’Amarrage, c’est que l’enfant puisse retrouver un environnement sain où il se trouve bien. Et pour cela, il y a d’autres solutions qui existent, notamment celle du séjour de rupture. Il s’agit, pour les jeunes, de quitter momentanément leur contexte de vie problématique, pour vivre de nouvelles expériences à l’étranger, découvrir ou développer des compétences dans un contexte nouveau et déstabilisant. Cependant, il y a vraiment un travail de communication à faire sur ces projets : ils sont trop souvent perçus « comme des vacances », alors qu’ils ont une incidence hyper-positive.

J‘ai retrouvé de la fierté en mon fils. Quand je parle de lui, je peux dire aux gens qu’il est parti faire de l’humanitaire. Explique une maman qui avait des relations difficiles avec son fils parti en séjour de rupture.

Là-bas j’ai l’impression d’exister pour les autres, je suis utile, j’ai été au bout d’un projet. Témoigne un jeune parti en séjour de rupture.

Cette rupture permet d’inculquer des valeurs positives pour reconstruire le jeune. Avoir été au bout d’un projet, cela stimule la confiance en soi pour les jeunes.

Pourtant, trop souvent, l’aide à la jeunesse est mal perçue et les jeunes associés à de mauvaises personnes. Alors que ce sont eux qui sont les premiers en danger. C’est là tout le sens d’Amarrage, leur donner un cadre positif, changer les perceptions, les aider, les protéger, remobiliser le fonctionnement familial, tisser du lien et du dialogue entre les parties.

En conclusion, le travail qu’effectue Amarrage au quotidien peut se résumer à l’acronyme : RESOResponsabilisation Enthousiasme Solidarité et Ouverture d’esprit.

 

Il faut que le politique ait le courage de dire la valeur d’un être humain. Qu’un jeune, peu importe d’où il vient, il a la même valeur.

Bruno van Sieleghem

Président, Amarrage ASBL

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