Nadine Janssens est une ancienne prof de gym et pour elle, préserver la santé c’est essentiel. C’est la raison pour laquelle quand elle décide de se lancer dans son entreprise de cosmétiques son mot d’ordre est clair : le top du top en matière d’efficacité, mais aussi de préservation de la santé.

C’est aux côtés d’une collègue biologiste qu’elle lance BioNeuf, une entreprise belge qui produit des cosmétiques à base d’huiles essentielles et dont la composition est entièrement certifiée bio : dehors les additifs, les produits chimiques, les nanoparticules ou les perturbateurs endocriniens ! Et 12 ans plus tard, les clients le disent tous, les produits BioNeuf sont efficaces.

Aujourd’hui l’enjeu d’une telle entreprise est donc la notoriété. Trouver sa place en magasin face aux super-stars de la cosmétique est un enjeu de taille. Et si la puissance du marketing est difficile à contrecarrer, les clients sont contents.

On doit être fier de produire belge, on a un savoir faire qui se traduit par des produits de grande qualité. Il faut vraiment le mettre en valeur.

Nadine Janssens

Co-créatrice, BioNeuf

C’est d’ailleurs pourquoi le foisonnement de marchés locaux et bios est une belle opportunité pour se faire connaître. Nadine voit le chemin parcouru en 12 ans et constate que le bio se répand, que les gens y sont sensibilisés progressivement. À côté de cela, il y a de plus en plus d’allergies, des pratiques d’alimentation pas toujours saines, la pollution qui agresse… Tout cela crée des hyper-sensibilité des peaux, et certains se voient obligés de passer à des produits naturels.

La production de BioNeuf est certifié par Certisys, un organisme de contrôle et de certification spécialisé des produits biologiques. Le cahier des charges bio y est exigeant : interdiction des produits de synthèse, des OGM, des nanoparticules, des produits dérivés des animaux ou de parfum.

Seulement voilà, ce n’est pas facile pour les consommateurs. Avec la multiplication des labels et des certificats, pas toujours évidement de savoir de quoi il en retourne. Ici en Belgique c’est un label fort : c’est 100 % bio, pas de concession. Mais d’autres labels privés en Europe ont des seuils beaucoup plus bas, certains se targuent d’être bio avec seulement 20 % de composants bio. Il y a donc un énorme enjeu d’uniformisation des labels bio, avec un risque important, celui du nivellement par le bas. Mais sur ce sujet Nadine est intraitable : si le label est moins exigeant, je ne m’embêterai plus à prendre un label. Mes exigences en termes de qualité, d’efficacité et de santé publique ne diminueront pas.

Le changement vers le bio c’est étape par étape : d’abord l’alimentaire, puis les cosmétiques après on aura sûrement le textile. Les gens sont sensibilisés petit à petit, c’est pas évident de leur dire « changez tout ce que vous consommez d’un coup ».


Nadine Janssens

Co-créatrice, BioNeuf

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