Derrière cet acronyme intriguant, se cache, depuis 1975, le Groupe de Recherche et d’Actions des Cyclistes Quotidiens, une ASBL qui représente et défend les cyclistes en Belgique francophone. Association de membres avant tout, elle est soutenue par une équipe de permanents bien décidés à faire valoir les droits des cyclistes sur nos routes.

Aujourd’hui, le GRACQ a 4 missions principales : fédérer les cyclistes, les représenter, informer tous les usagers et enfin former. Reconnue en éducation permanente, l’ASBL mènent ses missions dans le but de rendre le citoyen acteur du changement.

Ce vendredi 22 septembre, au plein cœur de la semaine de la mobilité, Patrick Dupriez et Arnaud Pinxteren se sont rendus dans les bureaux de l’association pour entendre les attentes du GRACQ et débattre des meilleures idées pour mieux partager l’espace public et mettre un maximum de citoyens en selle.

Les bienfaits du vélo ne sont plus à prouver, toutes les études abondent dans notre sens : qualité de l’air, santé publique, temps perdu dans les embouteillages, coût environnemental et économique du tout-à-la-voiture… Les cyclistes et les scientifiques sont d’accord, il reste à convaincre les politiques au pouvoir.

Aurélie Willems

Secrétaire générale et porte-parole, GRACQ

Lors de cette rencontre, les revendications du GRACQ vis-à-vis du politique ont été discutées : une fiscalité favorable au vélo, un code de la route qui tienne compte de l’entièreté des usagers, une lutte active contre le vol de vélo, un vrai plan d’intermodalité, etc. La liste est longue tant le GRACQ est mobilisé sur tous les aspects qui permettront à la petite reine de se démocratiser chez nous.

Et si les points d’amélioration restent nombreux, le GRACQ et ses 40 groupes locaux ne peuvent que constater que, doucement, ils sont de plus en plus nombreux. Ce mois de septembre 2017, ils comptabilisent plus de 9,000 membres et sympathisants : de quoi peser dans la balance pour des politiques souvent trop frileux à l’égard du vélo.

Si on investit là où il y a du potentiel ; on va très rapidement voir les cyclistes arriver. C’est toujours comme ça, l’infrastructure fait apparaître les usagers.

Luc Goffinet

Responsable de politiques wallonne et fédérale, GRACQ

Il faut se rendre compte que ce n’est pas qu’une question de budget, mais aussi une question politique d’attention portée au vélo. Un exemple, deux grands chantiers, même type de budgets et d’époque : rénovation de la gare de Liège Guillemins et de celle d’Anvers Central. Celle d’Anvers avait prévu un parking vélo de plus de 5,000 places. A contrario, il a fallu se battre pour en obtenir 200 à Liège dans un projet qui, initialement, n’en comptait aucune.

Patrick Dupriez

Co-président, Ecolo

La rencontre s’est clôturée par une rapide formation « Vélo-Trafic » offerte par le GRACQ à ses invités. La « Vélo-Trafic » est une formation, encadrée par des moniteurs bénévoles, qui permet d’acquérir les bons réflexes pour circuler à vélo dans le trafic en toute confiance.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

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